Quand y’en a plus, y’en a encore ! La topographie parisienne de Derek Bailey, Han Bennink et Evan Parker avait crée l’événement il y a quelques années suite au coffret de 4 CD’s publié par Fou Records. Aujourd’hui Jean-Marc Foussat rajoute quelques joyeuses étrangetés et rétablit la temporalité : il y eu 3 soirées au Dunois en avril 1981 et non une seule.
Alors on replonge la tête la première dans cette nouvelle édition et on confirme ce que l’on affirmait alors : Bailey, Bennink et Parker sont trois ogres assoiffés d’improvisation. En solo (manque celui du guitariste), duo ou trio c’est le chant profond des aurores qui remonte à nos oreilles. C’est de la haute voltige. Encore et toujours.
Le soprano d’Evan grappille l’harmonique et ne la laisse pas s’échapper. Derek reste le gratteur d’inouï qu’il n’a jamais cessé d’être. Et Bennink demeure le plus priapique percutant de toute la galaxie.
Et puis il y avait leur complicité. Cette complicité-sincérité était belle, elle était source naturelle jamais tarie et évacuait tout diktat, toute hiérarchie.
Oui, on replonge la tête la première et on conclut de nouveau : indispensable !
Luc BOUQUET

























