Avec Honour Oxygen, Claudia Solal et Benoît Delbecq poursuivent un dialogue artistique dont la profondeur n’a cessé de s’affirmer au fil des années. Cette complicité au long cours, nourrie par l’écoute mutuelle et le goût partagé de l’exploration, irrigue chaque instant de cet album d’une rare intensité sensible.
Loin de toute démonstration, Honour Oxygen privilégie l’intime : un espace de respiration où la voix de Claudia Solal, tour à tour caressante, fragile ou lumineuse, trouve dans le piano préparé de Benoît Delbecq un partenaire idéal. Les préparations du pianiste ne relèvent jamais de l’effet ; elles ouvrent au contraire un paysage sonore subtil, fait de résonances inattendues, de bruissements et de textures délicates qui prolongent ou anticipent les inflexions du chant.
Cette complémentarité crée une musique de la confidence, où chaque silence compte autant que chaque note. Dans cet équilibre d’une grande finesse, les deux complices donnent à entendre une œuvre profondément humaine, traversée par une émotion retenue et une attention constante à l’autre. Un disque qui touche moins par ce qu’il affirme que par ce qu’il suggère.
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