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Du Pic St Loup à Vergèze, le choix de la diversité

Maintenir des festival de jazz hors des métropoles est l’affirmation de l’importance de la diversité culturelle et de la pluralité des expressions musicales. Aucune forme culturelle ne doit être dénigrée. Depuis 33 ans, l’association Jazz a Junas a travaillé partout avec tous les publics et sur tous les projets.

Toujours dans la même volonté d’ouverture aux autres. Aux voisins. Aux héraultais, gardois, aux habitants de l’Occitanie, aux français et à tous les habitants du monde. La culture, la musique, la fête, l’art de la joie comme une façon d’unir. De réunir. D’être ensemble.

Si au Triadou et dans le Grand Pic St Loup, l’engagement des collectivités n’a pas failli, la Mairie de Vauvert, nouvellement élue, a fait le choix d’annuler la treizième édition du festival qui y était prévu pour privilégier les courses taurines traditionnelles.

La mobilisation des collectivités voisines, du Département du Gard et de la Région, ont permis de redéployer le festival à Vergèze, à quelques semaines de la manifestation. Le succès était au rendez-vous.

Avec l’équipe de Jazz à Junas, les artistes et le public, elles ont fait le choix de la diversité et de l’ouverture.
Qu’elles en soient remerciées.


Jazz au Pic Saint Loup

le 4 juin 2026 – Rémi Panossian « 88888888 »

Rémi Panossian : piano, Maxime Delporte : contrebasse, Frédéric Petitprez : batterie


le 5 juin 2026 – Poets of Forest

Arnaud Dolmen, Michel Alibo, Jowee Omicil Arnaud Dolmen : batterie, Michel Alibo : contrebasse,  Jowee Omicil : saxophone


le 5 juin 2026 – Fabrice Martinez Quintet « Stevie on my mind »

Fabrice Martinez : trompette, Raymond Doumbé : basse, Julien Lacharme ; guitare, Bettina Kee ; claviers, Romaric Nzaou : batterie


le 6 juin 2026 – Airelle Besson et Lionel Suarez Duo

La trompettiste Airelle Besson et l’accordéoniste Lionel Suarez


le 6 juin 2026 – Emile Parisien « Floating »

Émile Parisien : saxophone soprano, Yaron Herman : piano, Florent Nisse : contrebasse, Prabhu Edouard : tablas



Jazz à Vergèze

le 26 juin 2026 – Célia Kameni

Célia Kameni : voix principale, Julien Loutelier : batterie, Giani Caserrotto : guitare, Juliette Serrad : violoncelle, Thibault Gomez : piano préparé / claviers

Couverture en duo, Frank et Romain


le 26 juin 2026 – Youn Sun Nah et Bojan Z

Youn Sun Nah : voix, Bojan Z : piano

Couverture en duo, Frank et Romain


le 27 juin 2026 – Joe Bel 

Joe Bel ; chant, guitare ; Natacha Jomain : claviers, Clément Soto : guitare,  Benoît Quentin : basse ; Alex Lewkowicz : batterie


le 27 juin 2026 – Erik Truffaz et Antonio Lizana « New Sketches of Spain »

Erik Truffaz : trompette ; Antonio Lizana : chant, saxophone, flute ; Ana Perez : danse ; Renaud Gabriel Pion : clarinette basse, cor ; Oscar Lago : guitare ; Arin Keshishi : basse électrique ; Manuel de la Torre : batterie ; Vincent Thomas : percussions



Déclaration commune JAZZ à VERGEZE

L’annulation du festival Jazz à Vauvert par la municipalité Rassemblement National, à quelques semaines de son ouverture, a provoqué beaucoup de réactions et de soutiens nationaux.

Grâce à l’engagement fort de la Région Occitanie, du Département du Gard, de la Ville de Vergèze et de la SPEDIDAM ce festival a pu se tenir à Vergèze ce week-end.

Un très nombreux public est venu témoigner de son envie d’écouter du jazz et des artistes régionaux et internationaux. Un succès public marquant l’importance de continuer à défendre l’art et la culture hors des grandes villes et la place de cette musique auprès d’un large public.

Aujourd’hui, à Vergèze, les élus : Denis Bouad (Sénateur), Anthony Alarcon (Conseiller Régional Occitanie), Patrick Malavieille (Vice-Président Culture Conseil Départemental du Gard), Pascale Fortunat Deschamps (Maire de Vergèze, Présidente de Gard Tourisme et Vice-Présidente du Conseil Départemental du Gard), Jean-Michel Andriuzzi (Président de la Communauté de communes du Pays de Sommières), Eric Penso (Vice-Président Culture de la Métropole de Montpellier Méditerranée), Paola Fournier (Adjointe à la Commune de Junas), Denis Lanoy (Adjoint à la Culture de la Ville de Nîmes), mais aussi Ségolène Alex (membre du bureau d’Occi Jazz : réseau régional Jazz) et co-présidente d’A.J.C. (réseau national jazz) et enfin Franck Edouard (Directeur général de la SPEDIDAM) ont réaffirmé une fois encore, par leur présence, la solidité, la pertinence et l’utilité réelle du travail culturel mené, ainsi que la reconnaissance de sa valeur par d’autres collectivités et par l’ensemble des médias nationaux.

Ils réaffirment la liberté de programmation et l’indispensable indépendance des responsables artistiques. Conditionner le soutien public à une reprise en main politique des contenus constitue une ligne rouge pour l’ensemble du secteur.

La vie associative est un grand atout pour la démocratie. L’engagement des bénévoles est une chance pour la société et toutes les stratégies visant à réduire leurs actions par des manœuvres dogmatiques doivent être condamnées.

La place des festivals dans les territoires est un atout. C’est un atout au regard des “recettes directes” pour la ville, perceptibles au travers des retombées économiques, sociales et culturelles : fréquentation accrue des commerces, attractivité territoriale, emploi local, dynamisation des réseaux éducatifs comme associatifs. Au-delà de cet aspect s’ajoute l’essentiel : une vie culturelle forte, du lien social, un travail nécessaire auprès de tous les publics pour faire connaitre et donner le goût de la pratique et de l’écoute et favoriser l’émancipation intellectuelle et personnelle.

Enfin, la culture et l’art doivent rester des lieux de rencontres à l’autre, d’égalité et de fraternité, sans violences, dans le respect et dans la conscience que la diversité culturelle est une chance.

L’annulation d’un Festival ou d’une programmation de salle, l’annulation d’une pièce de théâtre ou d’une exposition ou la déprogrammation d’un film sont des décisions d’une rare violence et témoignent que l’extrême droite est un danger pour la culture, la démocratie et la paix sociale.

A ce titre, la décision du Maire Rassemblement National de Vauvert et de son Conseil Municipal, comme celles d’autres Municipalités en France vont à l’encontre de toutes les valeurs d’une République Démocratique et démontre, s’il en était besoin, que ce parti politique représente un danger et une menace loin de toutes les manœuvres tendant à normaliser son image. Les actes dénoncés par cette tribune parlent d’eux-mêmes.


Frank Bigotte, photos N&B
Romain Danger, photos couleur

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