Dans le paysage des musiques improvisées européennes, Bonbon Flamme s’impose comme une formation qui fait de l’instabilité un véritable moteur. Réuni autour du violoncelliste Valentin Ceccaldi, le groupe rassemble Fulco Ottervanger aux claviers, Luís Lopes à la guitare et Étienne Ziemniak à la batterie. Ensemble, ils développent une musique en perpétuelle recomposition, où les repères se déplacent sans cesse.
Leur langage repose sur des idées brèves, aussitôt transformées, déplacées ou contredites. Rien ne s’installe durablement : la musique progresse par bifurcations, alternant zones de suspension et poussées d’intensité. Cette dynamique produit un flux sonore contrasté, toujours en mouvement, où l’imprévu joue un rôle central.
Le violoncelle agit comme un point d’impulsion, rapidement relayé par les autres instruments. Les claviers sculptent l’espace, la guitare introduit des textures changeantes, tandis que la batterie maintient une tension souple, entre propulsion et éclatement. L’ensemble repose sur une écoute attentive, qui permet aux musiciens de conserver leur singularité tout en construisant une trajectoire commune.
Ici, le jazz sert davantage de point de départ que de cadre. L’improvisation et l’interaction restent essentielles, mais elles s’ouvrent à une approche plus expérimentale. Bonbon Flamme propose ainsi une musique dense et vivante, où chaque instant reste susceptible de se transformer.
Lauréat du dispositif Jazz With #2 porté par AJC, Valentin Ceccaldi s’est livré à une interview en vidéo menée par J.Paul Gambier lors des Rencontres AJC 2025 à la Dynamo de Pantin.
Photos Florence Ducommun





























